Contes de la folie ordinaire – Charles Bukowski

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Titre VO : Erections, Ejaculations, Exhibitions and General Tales of Ordinary Madness
Titre VF : Contes de la folie ordinaire
Auteur : Charles Bukowski
Editeur : Le livre de Poche
Date de publication : Février 1983
Genre : Nouvelles
Format : Papier
Nombre de pages : 256 pages
Prix : 6,90€

Résumé :

Toutes les histoires de Bukowski sont aussi vraies qu’infectes et, en cela, font honneur à la littérature : il raconte ce que les autres enjolivent et dissimulent. Le sexisme, la misère du quotidien, la violence et les sentiments de ceux qui se curent le nez. Et c’est pour ça qu’il gêne : il parle à tout le monde.
Jean-François Bizot.

Bukowski est un écrivain considérable. Un homme en marche. Un homme étincelant. Avec l’énergie du désespoir, il secoue comme un vieux sac notre civilisation fin xxe siècle. Et ce qui tombe n’est pas joli, joli.C’est brutal.
Claire Gallois, Le Figaro.

Mon avis :

Ce livre m’a été vivement conseillé par une amie lors d’une balade au sein de la librairie Ombres blanches à Toulouse. Je n’ai pas réfléchi et l’ai acheté sans même lire la quatrième de couverture. Le nom de Charles Bukowski me disait bien évidemment quelque chose mais je ne savais pas du tout que cet écrivain me sortirait totalement de ma zone de confort livresque!

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Douze nouvelles – Dino Buzzati

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Résumé :

Cette série bilingue italien/français propose 12 nouvelles de l’auteur Dino Buzzati :

  • Denuncia del reddito / La déclaration de revenus
  • Non è mai finit / Ça n’est jamais fini
  • Delicatezza / Délicatesse
  • Cenerentola / Cendrillon
  • Il buon nome / L’honneur du nom
  • Dal medico / Chez le médecin
  • Vecchia auto / Vieille voiture
  • La farfalletta / Le petit papillon
  • Tre storie del Veneto / Trois histoires de Vénétie
  • L’elefantiasi / L’éléphantiasis
  • L’ubiquo / L’ubiquiste
  • L’uovo / L’œuf

Mon avis :

Pour le Pumpkin Autumn Challenge, j’ai voulu m’attaquer à un genre que je lis peu : la nouvelle. Il ne s’agissait pas d’un simple recueil de nouvelles mais d’une édition bilingue italien/français que j’avais achetée il y a plusieurs années. 

Tout d’abord, concernant la forme de cette édition, je n’ai pas vraiment accroché. J’avais beau avoir envie de lire le texte italien d’abord, je me retrouvais toujours face à la lecture en français…. Je pense qu’il vaut mieux que je lise un livre directement en langue étrangère plutôt que de choisir l’option bilingue qui, finalement, ne me convient pas du tout ! – Je suis d’ailleurs très preneuse de retours d’expérience sur cette question, peut-être avez-vous des techniques pour réussir à apprécier les livres bilingues ? – J’avais aussi acheté, il y a quelque temps, The Great Gatsby de F. Scott Fitzgerald de la collection Harrap’s où le texte est seulement en anglais et certains mots sont définis en anglais. Je pense qu’il faudrait que je tente cette lecture pour voir si j’apprécie mieux de cette façon.

S’agissant des nouvelles, j’ai beaucoup aimé lire ce recueil car il y mêle différents genres : fantastique, futurisme, réalisme, etc. Je conseille fortement ces différentes nouvelles qui sont toutes merveilleusement bien menées et surtout parfaitement écrites.

Il est très difficile de faire une chronique sur un recueil de nouvelles, notamment celui-ci, car elles sont toutes d’un genre différent et elles sont chacune très courtes. Il est donc impossible de juger le recueil dans son ensemble mais très difficile de présenter quelques nouvelles car on a forcément envie de raconter la chute. Je vais néanmoins essayer de présenter deux nouvelles que j’ai beaucoup aimées.

  • Trois histoires de Vénétie

C’est une nouvelle où on peut lire 3 histoires fantastiques. La première, La Tour, raconte l’histoire d’une maison hantée avec une chute qui m’a un peu effrayée (je l’ai lue la nuit je précise et je suis une grande froussarde….). La deuxième, La magicienne, met en avant des pouvoirs et elle fait beaucoup sourire. Enfin, la troisième, Le sosie, m’a aussi fait un peu peur mais c’était très touchant.

  • L’oeuf

Il s’agit de l’histoire d’une servante qui amène sa petite fille à une chasse aux oeufs destinée aux riches. La chute est exceptionnelle et pleine de morale et de réflexion. Je l’ai beaucoup apprécié, elle est touchante.

Note : ★★★★☆

Avez-vous déjà lu des livres bilingues ? Cela vous convient-il ? Aimez-vous l’auteur Dino Buzzati ? Racontez-moi touuuut ! 🙂

Léa

Jusqu’au jour – William N’Gbala

Si je n’ai pas été particulièrement présente ces derniers temps c’est parce que je m’occupais d’un projet qui me tenait très à coeur : le Prix Capitoul. Je vous en parlerai plus en détails dans un prochain post mais en gros il s’agit d’un concours d’écriture que nous avons créé avec une copine à Toulouse. Le gagnant a été dévoilé le 29 mai 2019 lors de la cérémonie de remise du prix. Il s’agit de William N’Gbala pour Jusqu’au jour. C’est de ce livre dont je vais vous parler aujourd’hui.

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Résumé :

Voici le résumé donné par son auteur lui même :

« C’est une histoire qui repose sur le « si ». C’est un résistant condamné à mort qui rêve le temps d’une nuit à ce qu’il ferait s’il pouvait sortir de sa cellule. C’est une histoire qui raconte un conflit entre le rêve et la réalité, tout cela dans l’urgence, rêver rapidement, aussi rapidement que la réalité ne le rapproche de la sentence…« 

Mon avis :

Les premières pages m’ont déroutée car l’auteur, William N’Gbala, s’est lancé comme défi  d’écrire à la deuxième personne du conditionnel. Je ne pense pas avoir lu un récit sous cette forme auparavant. Mais au fil de la lecture on s’habitue très rapidement, on l’oublie presque et c’est à la fin que ce choix est expliqué et cela nous touche d’autant plus et c’est à la fin qu’on comprend la finesse d’esprit et d’écriture de ce jeune talent.

L’histoire se passe à Toulouse et nous raconte la dernière nuit de Marcel Langer, résistant durant la Seconde Guerre Mondiale, avant sa condamnation. On ne peut s’empêcher de penser à Dernier jour d’un condamné ou Claude Gueux de Victor Hugo mais, ici, William N’Gbala a su s’approprier ce thème avec brio. En effet, c’est à la fois fantasmatique et à la fois réaliste puisqu’il raconte ce qu’il aurait aimé faire -ce que l’auteur pense que Marcel Langer voulait- et les souvenirs dont il souhaite se remémorer.

C’était une lecture nouvelle à plusieurs niveaux pour moi. Tout d’abord je connaissais que très peu l’histoire de Marcel Langer donc j’ai beaucoup appris. Ensuite, cette écriture à la deuxième personne était à la fois étonnante et passionnante et surtout c’est la première fois, grâce au concours d’écriture, que j’ai pu lire des manuscrits qui n’étaient pas publiés et par de jeunes auteurs tous très doués.

Je vous conseille donc très fortement de le lire, de soutenir William N’Gbala et de le suivre de très près.

Note : ★★★★★

Vous souhaitez le lire ? Retrouvez-le à la librairie Ombres blanches et la librairie des lois à Toulouse. Si vous n’êtes pas de la région toulousaine vous pouvez le commander directement sur le site du Prix Capitoul.

Léa

La morte amoureuse – Théophile Gautier

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Résumé :

Le vieux Romuald raconte à son public les faits étranges qui ont suivi son ordination. Alors jeune prêtre d’une cure de campagne, il vit une expérience troublante : le jour il est homme d’église, la nuit il est un riche seigneur de Venise. Cette existence bicéphale prend sa source avec la rencontre de Clarimonde, une courtisane sur laquelle courrent les plus sordides rumeurs.

Mon avis :

J’ai lu cette nouvelle totalement par hasard car un ami m’a envoyé un fichier PDF anonyme en me disant de lire. J’ai tout d’abord cru que c’était lui qui avait écrit un texte et voulait que je lise. Il m’a répondu qu’il fallait simplement que je continue à lire sans me poser de questions :).

J’ai commencé à lire et je n’ai pas pu m’arrêter. L’écriture m’a littéralement emportée. C’était très poétique et cela me rappelait les nouvelles fantastiques je lisais au collège comme La Vénus d’Ille de Prosper Mérimée qui m’a profondément marquée. L’auteur sait très bien mêlé fiction et réalité et nous plonge dans le désespoir de Romuald qui ne sait pas si ce qu’il vit est réel ou si c’est simplement une hallucination. Il est totalement tiraillé dans cette vie bicéphale et, même en très peu de pages, l’auteur arrive à nous faire  ressentir cette dualité en lui.

Je lis très rarement de nouvelles mais ce genre m’a toujours plu et là, je suis convaincue que je dois continuer à en lire !

A la fin de la lecture, je me suis allée rechercher l’auteur sur Internet et je me suis aperçue qu’il s’agissait de Théophile Gautier et que je n’avais jamais lu un seul des ses ouvrages…. Mais, je ne suis pas prête d’arrêter ! J’ai enchaîné sur Le pied de la momie trouvée en PDF sur Google. Même si je ne suis pas adepte de la lecture sur écran, ici ce n’était pas dérangeant car l’oeuvre est tellement prenante et courte qu’on ne se pose plus la question. Vous l’aurez compris, c’est un coup de coeur.

Note : ★★★★★

Vous l’avez lu ? Vous aimez les nouvelles fantastiques ? Dites-moi tout en commentaire 🙂

Léa