L’Arabe du futur t.2 à 4 – Riad Sattouf

Titre : L’arabe du futur
Auteur : Riad Sattouf
Editeur : Allary Editions
Date de publication : T2 : 11 juin 2015 – T3 : 6 octobre 2016 – T4 : 27 septembre 2018
Genre : Roman graphique
Format : Papier
Nombre de pages : T2 et T3 : 160 – T4 : 288
Prix : T2 et T3 : 20, 90€ – T4 : 25,90€

Résumé :

Dans le second tome, qui couvre la première année d’école en Syrie (1984-1985), Riad apprend à lire et écrire l’arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et plaire à son père.

Dans le troisième tome (1985-1987), après avoir suivi son mari en Libye puis en Syrie, la mère de Riad ne supporte plus la vie au village de Ter Maaleh. Elle veut rentrer en France. L’enfant voit son père déchiré entre les aspirations de sa femme et le poids des traditions familiales…

Le quatrième tome couvre les années 1987-1992. Âgé de neuf ans au début de ce volume, le petit Riad devient adolescent. Une adolescence d’autant plus compliquée qu’il est tiraillé entre ses deux cultures – française et syrienne – et que ses parents ne s’entendent plus. Son père est parti seul travailler en Arabie saoudite et se tourne de plus en plus vers la religion… Sa mère est rentrée en Bretagne avec les enfants, elle ne supporte plus le virage religieux de son mari. C’est alors que la famille au complet doit retourner en Syrie…

Mon avis :

Après avoir adoré le tome 1, je me suis lancée dans la saga complète durant le confinement. Moi qui lis finalement peu de bandes dessinées, je peux vous dire que j’ai complètement dévoré L’Arabe du futur !

Continuer la lecture de L’Arabe du futur t.2 à 4 – Riad Sattouf

Premières lignes #3

Bonjour tout le monde ! Comment allez-vous ? Vous avez passé une bonne semaine ?

Pour le rendez-vous hebdomadaire Premières lignes, je souhaitais vous partager quelque chose de différent. J’ai deux anthologies de poèmes chez moi et j’aime souvent lire un poème par-ci et un autre poème par-là toujours dans le désordre. Aujourd’hui, dans l’une d’elles (Poèmes à apprendre par coeur), je suis tombée sur une fable de La Fontaine que j’apprécie énormément et que vous devez sûrement connaître : Le loup et l’agneau.

PL_Jean_de_La_Fontaine_Bajki_1876_page107

Je l’ai étudiée en première année de prépa et c’est, avec cette fable, que j’ai découvert la puissance et le génie de La Fontaine, les parfaites sonorités et les significations cachées. Elle a été une telle révélation pour moi que je souhaitais vous la faire relire.

Bonne lecture et belle semaine,

Léa

Continuer la lecture de Premières lignes #3

Comme un chant d’espérance – Jean d’Ormesson

94267495_722122681887106_9045143607173971968_n

Titre : Comme un chant d’espérance
Auteur : Jean d’Ormesson
Editeur : Folio
Date de publication : 12 juin 2014
Genre : Essais
Format : Papier
Nombre de pages : 123 pages
Prix : 6,90 €

Résumé

« Il y a quatorze milliards d’années, une explosion se produit. En naissent les étoiles, les galaxies, le Soleil et la Lune, la Terre, la guerre du feu, l’acropole d’Athènes, la Grande Muraille de Chine, les Confessions de saint Augustin, Le Songe de sainte Ursule par Carpaccio et Le Songe de Constantin par Piero Della Francesca, La Cantate du café de Bach et La Vie parisienne d’Offenbach. J’écris ces mots. Et vous les lisez. Le monde s’est mis en marche. Que s’est-il donc passé? »

Jean d’Ormesson tente avec gaieté de percer le mystère du rien, c’est-à-dire du tout. Ravissements et surprises sont au rendez-vous de son épatante entreprise.

Mon avis

J’ai ce petit livre depuis plusieurs années maintenant dans ma bibliothèque. Il m’avait été offert à Noël, j’aimais beaucoup la couverture mais le résumé ne m’emballait pas plus que ça. J’avais l’impression que c’était beaucoup trop érudit pour moi. Le confinement a finalement eu raison de moi et m’a poussé à le lire!

Continuer la lecture de Comme un chant d’espérance – Jean d’Ormesson

La Mort du roi Tsongor – Laurent Gaudé

image1

Résumé :

Au coeur d’une Afrique ancestrale, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d’un empire immense, s’apprête à marier sa fille. Mais au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c’est Troie assiégée, c’est Thèbes livrée à la haine. Le roi s’éteint mais ne peut reposer en paix dans sa cité dévastée. A son plus jeune fils, Souba, échoit la mission de parcourir le continent pour y construire sept tombeaux à l’image de ce que fut le vénéré — et aussi le haïssable —roi Tsongor.

Mon avis :

Comme je l’avais dit dans ma chronique sur Le soleil des Scorta, Laurent Gaudé est un auteur qui m’a énormément plu, c’est pour cela que j’avais envie de lire un autre de ses ouvrages et pas l’un des moins connus : La Mort du roi Tsongor.

La Mort du roi Tsongor est différent du Soleil des Scorta en ce qui concerne le contexte, la période et l’univers. Nous sommes ici au coeur d’une Afrique ancestrale et non plus en Italie du XXème siècle. Cependant, on y retrouve des thèmes qui sont chers à l’auteur : la famille et le poids de l’héritage. En effet, on rencontre Tsongor, le père de famille qui est aussi le roi guerrier de tous les continents conquis aux alentours. Cet homme s’occupe des siens et doit notamment marier son unique fille, Samilia. Il lui a promis un beau prince qui, s’avère, être en concurrence avec un orphelin que Tsongor a éduqué lorsqu’il était jeune. Sentant que la guerre va éclater sans qu’il ne s’y soit préparé, il met fin à ses jours et laisse la fratrie dans cette situation. L’un d’eux, le plus jeune, va devoir construire sept tombeaux au nom de son père comme il lui a promis et les autres vont subir la guerre que leur père leur a léguée.

Cependant, un thème encore plus fort est ressorti selon moi, celui du pouvoir des mots. En effet, chacun des personnages « subit » son existence suite à une promesse faite et cherche à ne jamais échouer à la parole donnée. Tout d’abord, le porteur du tabouret d’or, ou plutôt le bras droit du roi, Katabolonga, a promis que ce serait lui qui mettrait fin aux jours du roi et c’est pour cela qu’il est toujours resté aux côtés de Tsongor, le jeune frère a promis qu’il construirait les sept tombeaux pour son père et va agir ainsi jusqu’à l’achèvement de sa mission, l’orphelin souhaite épousé Samilia car il le lui a promis lorsqu’ils étaient enfants et, il doit y avoir encore quelques exemples que j’oublie. Mais ce poids des mots et leur importance a été le fil directeur de ma lecture et m’a réellement emportée.

Ce deuxième roman que je lis de l’auteur a confirmé ce que j’avais ressenti, il a une écriture très poétique, un univers à lui, une mise en contexte parfaite, une délicatesse dans les propos et, malgré des questions essentielles et difficiles qu’il peut poser, comme celui de l’héritage et même des guerres, il nous emmène dans une histoire douce où il  y mêle du fantastique mais de façon très légère. En effet, même si l’histoire commence par la mort du roi Tsongor, celui-ci reste parmi nous grâce à Katabolonga qui sait parler aux morts…

Je vais donc continuer à lire Laurent Gaudé qui ne cesse de m’épater.

Note : ★★★★★

Connaissez-vous Laurent Gaudé ? Avez-vous lu ses ouvrages ? Aimez-vous aussi ? 🙂

Léa