Une putain d’histoire – Bernard Minier

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Résumé :

Hors des flots déchaînés, une main tendue vers le ciel. Un pont de bateau qui tangue, la pluie qui s’abat, et la nuit… Le début d’une « putain d’histoire ».

Une histoire d’amour et de peur, de bruit et de fureur. L’histoire de Henry, 17 ans, que le meurtre de sa petite amie plonge dans l’enfer du soupçon. Sur son île, Glass Island, battue par les vents, cernée par la brume 360 jours par an et uniquement accessible par ferry, tout le monde connaît tout le monde, jusqu’au plus noir de ses secrets. Ou du moins le croit-on.

Quand la peur gagne, la vérité s’y perd…

Mon avis :

Je souhaiterais vous parler d’un auteur qui me tient particulièrement à coeur : Bernard Minier, l’auteur de polar toulousain de renommée internationale et, plus encore, le parrain de la première édition du Prix Capitoul. Bernard Minier a eu confiance en notre projet, a été très encourageant et nous a soutenu dès les début. Si vous avez l’occasion de le rencontrer, vous verrez que c’est une personne extraordinaire et très abordable. 

J’ai lu ses trois premiers livres (Glacé, Le Cercle et N’éteins pas la lumière) qui m’ont totalement appris à aimer le genre thriller/polar. Je souhaitais donc lire son quatrième roman qui se passe sans son personnage emblématique : Servaz. 

Ayant eu l’occasion de parler avec l’auteur, il m’a dit, avant cette lecture, que Une putain d’histoire était généralement le roman que « préféraient le moins » ses lecteurs car justement il n’y avait pas Servaz et qu’on se retrouvait hors de France (aux Etats-Unis). Même si je suis très attachée à ce capitaine aussi et à ma région, je ne suis pas du même avis que la plupart des autres lecteurs : j’ai adoré ! En effet, il faut dire qu’on retrouve de nombreux thèmes chers à notre auteur : une amitié qui dépasse l’entendement, l’adolescence difficile et parfois meurtrière (qu’on avait déjà vu dans Le Cercle) ou encore la complexité de chacun de ses personnages. 

Le roman est saisissant et il est impossible de ne pas vouloir lire jusqu’au bout de la nuit pour connaître la suite. D’autant plus que, comme le fait si bien Bernard Minier, nous n’avons aucune idée de qui peut être le meurtrier jusqu’au dernier cinquième du livre.

Cependant, ayant désormais un peu l’habitude de son écriture, j’ai essayé de réfléchir à comment lui aurait pu réfléchir. En effet, j’ai essayé de voir les traits communs de tous les meurtriers dans chacun de ses romans et je ne suis pas peu fière de moi car j’ai eu une petite théorie concernant le dénouement et elle s’avérait être juste, plus simple et moins complexe que celle choisie par l’auteur, mais juste ! Malgré ma réflexion et mon pressentiment qui auraient pu me décevoir de la fin, j’ai été, encore une fois surprise et étonnée de l’imagination sans limite de cet auteur. Je ne peux pas vous raconter la fin mais vraiment on se rend compte qu’il ne laisse rien au hasard et qu’il mène à la perfection son récit. 

Bernard Minier m’a convaincue encore et toujours ! Je ne peux que vous le conseiller si vous n’avez jamais lu du Minier car, comme je vous l’ai dit plus haut, il n’y a pas ses personnages récurrents. Mais pour être sincère, je commencerais par Glacé (surtout en cette période de canicule) pour lire ses romans au fur et à mesure et voir à quel point c’est un génie du polar ! 

Note : ★★★★★

Vous l’avez déjà lu ? Ou lu d’autres Minier ? Qu’en avez-vous pensé ? Laissez un petit commentaire ?

Léa