Premières lignes #7

Bonjour à tous ! Comment allez-vous ?

Comme (presque) chaque jeudi, on se retrouve pour la chronique Premières lignes. Il s’agit d’un rendez-vous initié par Ma Lecturothèque afin de citer l’incipit du livre que nous sommes actuellement en train de lire.

Cette semaine, j’ai commencé à lire un auteur que je connais très peu : Charles Bukowski.  Voici donc les premières lignes de Contes de la folie ordinaire.

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La plus jolie fille de la ville

De ses cinq soeurs, Cass était la plus jeune et la plus jolie. D’ailleurs, Cass était la plus jolie fille de la ville. Cinquante pour cent de sang indien dans les veines de ce corps étonnant, vif et sauvage comme un serpent, avec des yeux assortis. Cass était une flamme mouvante, un elfe coincé dans une forme incapable de la retenir. Longs, noirs, soyeux, ses chevaux tournoyaient comme tournoyait son corps. Tantôt déprimée, tantôt en pleine forme, avec Cass c’était tout ou rien. On la disait cinglée. On : les moroses, les moroses qui ne comprendront jamais Cass. Pour les mecs, elle n’était qu’une machine taiseuse. Cinglée ou pas, ils s’en moquaient. Cass aimait la danse, le flirt, embrasser les hommes, mais sauf pour deux ou trois, au moment où les types allaient se la faire, Cass leur avait toujours filé entre les pattes, salut les mecs.

Charles Bukowski, Contes de la folie ordinaire

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