Jusqu’au jour – William N’Gbala

Si je n’ai pas été particulièrement présente ces derniers temps c’est parce que je m’occupais d’un projet qui me tenait très à coeur : le Prix Capitoul. Je vous en parlerai plus en détails dans un prochain post mais en gros il s’agit d’un concours d’écriture que nous avons créé avec une copine à Toulouse. Le gagnant a été dévoilé le 29 mai 2019 lors de la cérémonie de remise du prix. Il s’agit de William N’Gbala pour Jusqu’au jour. C’est de ce livre dont je vais vous parler aujourd’hui.

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Résumé :

Voici le résumé donné par son auteur lui même :

« C’est une histoire qui repose sur le « si ». C’est un résistant condamné à mort qui rêve le temps d’une nuit à ce qu’il ferait s’il pouvait sortir de sa cellule. C’est une histoire qui raconte un conflit entre le rêve et la réalité, tout cela dans l’urgence, rêver rapidement, aussi rapidement que la réalité ne le rapproche de la sentence…« 

Mon avis :

Les premières pages m’ont déroutée car l’auteur, William N’Gbala, s’est lancé comme défi  d’écrire à la deuxième personne du conditionnel. Je ne pense pas avoir lu un récit sous cette forme auparavant. Mais au fil de la lecture on s’habitue très rapidement, on l’oublie presque et c’est à la fin que ce choix est expliqué et cela nous touche d’autant plus et c’est à la fin qu’on comprend la finesse d’esprit et d’écriture de ce jeune talent.

L’histoire se passe à Toulouse et nous raconte la dernière nuit de Marcel Langer, résistant durant la Seconde Guerre Mondiale, avant sa condamnation. On ne peut s’empêcher de penser à Dernier jour d’un condamné ou Claude Gueux de Victor Hugo mais, ici, William N’Gbala a su s’approprier ce thème avec brio. En effet, c’est à la fois fantasmatique et à la fois réaliste puisqu’il raconte ce qu’il aurait aimé faire -ce que l’auteur pense que Marcel Langer voulait- et les souvenirs dont il souhaite se remémorer.

C’était une lecture nouvelle à plusieurs niveaux pour moi. Tout d’abord je connaissais que très peu l’histoire de Marcel Langer donc j’ai beaucoup appris. Ensuite, cette écriture à la deuxième personne était à la fois étonnante et passionnante et surtout c’est la première fois, grâce au concours d’écriture, que j’ai pu lire des manuscrits qui n’étaient pas publiés et par de jeunes auteurs tous très doués.

Je vous conseille donc très fortement de le lire, de soutenir William N’Gbala et de le suivre de très près.

Note : ★★★★★

Vous souhaitez le lire ? Retrouvez-le à la librairie Ombres blanches et la librairie des lois à Toulouse. Si vous n’êtes pas de la région toulousaine vous pouvez le commander directement sur le site du Prix Capitoul.

Léa

4 réflexions au sujet de “Jusqu’au jour – William N’Gbala”

    1. Merci beaucoup. Oui c’est un concours d’écriture destiné aux étudiants toulousains. Du coup l’idée est de promouvoir les jeunes talents 😍

      Aimé par 1 personne

    2. Mince ! Sans faire exprès en voulant approuver ton second commentaire, je l’ai supprimé et impossible de m’en récupérer :(. Oui ça n’en m’étonnerait pas il faut vérifier pour Perec 😃😃

      Aimé par 1 personne

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